L’incroyable vérité sur cet ours : Vous ne croirez jamais d’où il vient !

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On se demande souvent : quelle est l’espèce d’ours la plus rare sur Terre ? Et bien que tous les ours soient aujourd’hui menacés par les activités humaines, l’ours le plus rare est incontestablement… l’ours de l’Atlas !

Infatigable randonneur des montagnes

L’ours de l’Atlas (Ursus arctos crowtheri), est une sous-espèce de l’ours brun, spécifique aux montagnes de l’Atlas au Maghreb. Infatigable randonneur, cet ours marron parcourt sans relâche les falaises abruptes et escarpées des massifs montagneux d’Afrique du Nord.

Parfaitement adapté au relief accidenté, il se déplace avec agilité et précision sur des territoires pouvant couvrir jusqu’à 140 km2. Cet ours brun arbore également une petite tâche blanche caractéristique sur la poitrine en forme de croissant.

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Une sous-espèce endémique parfaitement adaptée

L’ours de l’Atlas était une sous-espèce d’ours brun, endémique des massifs de l’Atlas au Maroc, en Algérie et en Tunisie. Apparu, il y a 1,7 million d’années lors des grandes glaciations, il s’était adapté à la rude vie en montagne, parcourant d’un pas sûr falaises, ravins et plateaux arides.

Reconnaissable à sa petite tache blanche en forme de croissant sur la poitrine, cet ours brun était plus petit que son cousin eurasien. Opportuniste, il se nourrissait de plantes, de fruits et de miel, mais pouvait s’attaquer occasionnellement à du bétail ou à de petits rongeurs.

L’Origine et l’Adaptation de l’Ours de l’Atlas : Une Énigme Résolue

Pendant longtemps, les scientifiques ont débattu de l’origine de l’ours de l’Atlas. S’agissait-il véritablement d’une population endémique d’Afrique du Nord ? Ou ces ours avaient-ils été introduits par l’Homme à une période ancienne ?

Aujourd’hui, les recherches génétiques les plus récentes (notamment celles publiées en 2015 dans la revue African Journal of Ecology) confirment que l’ours de l’Atlas est bien une sous-espèce distincte, endémique des montagnes du Maghreb et étroitement adaptée à cet habitat particulier.

Ses ancêtres seraient arrivés de façon naturelle en Afrique du Nord depuis l’Eurasie, probablement au cours du Pléistocène il y a environ 1,7 million d’années (lors d’un âge glaciaire où certains cols montagneux étaient traversables).

Cet ours brun se serait ensuite progressivement isolé génétiquement, développant des caractéristiques uniques pour survivre dans son nouvel environnement aride et montagneux.

Donc oui, malgré les anciens doutes, l’ours de l’Atlas peut bel et bien être considéré aujourd’hui comme une sous-espèce endémique d’Afrique du Nord. Cela renforce d’autant plus l’importance de le préserver dans son habitat naturel ancestral !

Disparition et revirement

Autrefois présent dans tout le Maghreb, l’ours de l’Atlas a progressivement disparu au cours du XXe siècle, notamment à cause de la chasse et de la destruction de son habitat par l’Homme. Dans les années 1990, on pensait même cette sous-espèce définitivement éteinte à l’état sauvage.

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Mais coup de théâtre en 2004 : un ours brun est formellement identifié dans le Parc National de l’Atlas Central au Maroc ! Quelques années plus tard, d’autres individus sont observés, confirmant la réapparition miraculeuse de l’espèce.

Pendant longtemps, les scientifiques ont débattu de l’origine de l’ours de l’Atlas. S’agissait-il véritablement d’une population endémique d’Afrique du Nord ? Ou ces ours avaient-ils été introduits par l’Homme à une période ancienne ? Aujourd’hui, les recherches génétiques confirment que l’ours de l’Atlas est bien une sous-espèce distincte, endémique des montagnes du Maghreb.

Causes multiples de l’extinction

Entre déforestation, surpâturage par les troupeaux, réchauffement climatique et braconnage, l’ours de l’Atlas cumulait tous les facteurs menant à l’extinction.

Une étude parue en 2022 dans la revue Animals révèle ainsi que le déclin de plus de 97% des forêts primaires dans son aire de vie a condamné ce plantigrade au fil des décennies. Privé de son habitat naturel, sa population avait atteint un seuil fatidique.

Malgré quelques efforts désespérés de conservation, l’ours de l’Atlas vient donc rejoindre la longue liste des espèces disparues. Son passage du stade « en danger critique » à « éteint » en 2023 aura été la funeste dernière étape du lent déclin de ce fabuleux marcheur des montagnes du Maghreb.

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Un événement symbolique

Cette disparition vient rappeler le lourd tribut payé par la biodiversité mondiale aux activités humaines. La destruction et la fragmentation extrêmes des dernières forêts primaires dans le bassin méditerranéen ces 40 dernières années ont signé l’arrêt de mort de nombreuses espèces inféodées à ces habitats fragiles.

Et l’ours de l’Atlas ne sera probablement pas la dernière victime de ce phénomène, accéléré par le changement climatique. D’autres mammifères comme la gazelle de Cuvier, le mouflon à manchettes ou encore le singe magot sont ainsi menacés du même sort funeste que leur cousin plantigrade.

Il est plus qu’urgent d’engager des programmes ambitieux de restauration des habitats naturels en Afrique du Nord, avant qu’il ne soit trop tard pour sauver ces icônes de la méga faune méditerranéenne. Car une fois éteintes, les espèces ne reviennent jamais… L’ours de l’Atlas en est malheureusement désormais le symbole.

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